Jury du Festival


Présidente du Jury 2020

© Philippe Matsas - Opale
© Philippe Matsas - Opale

"Quand j'ai annoncé à mes chats que j'étais invitée par le French Riviera Motorcycle Film Festival, ils ont ronronné pour moi. Mais quand je leur ai dit que l'on me faisait l'honneur de m'en donner la présidence, ils se sont roulés par terre en pleurant de rire: " Ils sont fous ! Tu conduis comme un panier! " a       dit l'un. "Tu ne sais même pas démonter une boîte de vitesse!" a dit l'autre. Et alors ? Si je me suis promenée dans ces conditions, cela prouve que n'importe qui aurait pu en faire autant.  Je rencontre des dizaines de garçons et de filles qui partent, comme je l'ai fait. Ils vivent des histoires formidables, ils les racontent, camera au poing. Ils partagent, l'un des plus jolis mots de notre langue, car il rime avec voyage.

En entendant cela, mes chats sont repartis vers leurs taupes. Et moi, je suis heureuse, parce que je vais vous rencontrer."

Anne-France Dautheville

Ecrivaine, journaliste et motarde

Après un baccalauréat et un diplôme en littérature de la Sorbonne, elle s'installe dans un petit appartement au centre de Paris, travaillant dans le département publicité de plusieurs entreprises telles que Radio Luxembourg, J. Walter Thompson et Havas. Entre autres activités dans son travail de designer-scénariste, elle conçoit des slogans pour des marques ; elle gagne bien sa vie et s'installe dans un appartement avec jardin à Boulogne. En mai 68, en raison des grèves qui ont paralysé le métro, elle a acheté un cyclomoteur Honda pour rejoindre son petit ami. Avec ce nouveau moyen de transport, elle commence à voyager à travers la France dans un esprit de liberté. Elle a démissionné de son emploi en 1971. Dans L'Express, elle remarque une section de publicité pour le Raid Orion, la première compétition moto entre Paris et Ispahan (Iran), organisée par la European Raid Guild et le magazine Moto Revue. Seule femme à postuler sur 92 pilotes, sa candidature a finalement été rejetée. Quelques jours plus tard, elle rencontra par hasard l'un des organisateurs du rallye et se vit finalement proposer de participer. Le 31 juillet 1972, elle participe au départ en descendant l'avenue des Champs-Élysées. Outre l'équipement technique, elle doit financer son propre voyage. Arrivée à Ispahan, elle a décidé de poursuivre la route, suivant un groupe de onze motards en Afghanistan puis au Pakistan. Le 13 novembre 1972, elle revient en France. Elle est allée à la maison de campagne de ses parents pour écrire son premier livre. Plus tard, elle a découvert des rumeurs qui circulaient à son sujet dans le monde de la moto : elle serait lesbienne, nymphomane et aurait terminé le Raid dans un camion. Elle arrive alors furieuse à la rédaction de Champion et déclare à son rédacteur en chef : "J'y retourne seul ! Et je vais demander à un huissier de justice de vérifier ! ». Sur une Kawasaki 100 cc, elle fait le tour du monde en 1973 en passant par le Canada, l'Alaska, le Japon, l'Inde, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Iran, la Turquie, la Bulgarie, la Yougoslavie, la Hongrie, l'Autriche, l'Allemagne et la France (dont elle parle dans son livre "Et j'ai suivi le vent"). En 1975, sur une BMW 750 cm3, elle fait un tour complet de l'Australie en faisant un détour par Alice Springs. En 1978, sur une BMW 800 cm3, elle fait le voyage de Cairns à Darwin, pour le tournage du film "Follow that girl !" En 1981, sur une Honda 250, il a attaqué l'Amérique latine cette fois-ci. C'est son dernier grand voyage menant à un livre. Chaque fois que c'est possible, ses aventures sont diffusées à l'émission Loup-Garou de Nicolas Hulot sur France Inter. Après ses voyages, elle écrit des articles pour Paris Match et Moto Revue pour rembourser ses dépenses. En 2016, la maison de couture Chloé s'inspire d'Anne-France Dautheville pour sa collection automne-hiver. La créatrice de mode Clare Waight Keller déclare : "J'ai découvert Anne-France en faisant des recherches sur le motocross pour la collection. Parmi tant d'images de garçons à moto, cette motarde chic qui alterne combinaison de cuir et jupes longues m'a défié. Elle incarnait parfaitement la femme Chloé, un mélange de féminité douce et d'une attitude "garçonne" très cool. J'ai trouvé la même liberté d'esprit dans son écriture puis dans ses clichés.

(Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne-France_Dautheville)


Membres du Jury 2020

Pierre-William Glenn

Directeur de la Photographie & Réalisateur

Pierre-William Glenn est directeur de la photographie et réalisateur français. Ayant débuté très tôt dans la profession, il sait s'adapter pour créer des ambiances diversifiées au profit de nombreux réalisateurs prestigieux et variés tels que François Truffaut et Jacques Rivette, les Américains Samuel Fuller et Joseph Losey et des réalisateurs singuliers comme Maurice Pialat et Claude Lelouch. Il a travaillé avec succès avec des réalisateurs français inspirés du cinéma américain tels que Bertrand Tavernier, Alain Corneau, Costa-Gavras, José Giovanni et Guillaume Nicloux. Chef opérateur prolifique et innovateur, il est reconnu pour son travail au steadicam. Tous les motocyclistes intéressés par la course de vitesse dans les années 70 le connaissent, peut-être sans le savoir, puisqu'il a réalisé le film mythique "Le Cheval de Fer".

Festival du Film Moto de la Côte d'Azur, French Riviera Motorcycle Film Festival

Marc Fontan

Pilote professionnel & formateur en école de pilotage

Marc Fontan a commencé sa carrière en Grand Prix en 1978 sur Yamaha en 250 cm3 au Grand Prix de Grande-Bretagne, son unique participation dans la saison. Après un passage en courses d'endurance, 1981 le voit passer à la catégorie reine, les 500 cm3 pendant 3 saisons, d'abord sur la moto conçue par Claude Fior, puis sur Yamaha. Sa meilleure année en Grand Prix a été 1983 quand il finit 6e au championnat du monde des pilotes catégories 500 cm3. Il a marqué 1 point au championnat du monde des pilotes catégorie 250 cm3 et 119 points en catégorie 500 cm3. En 1980, il remporte les 24 Heures du Mans moto avec Hervé Moineau et la même année le Championnat du monde d'endurance. En 1981 et 1982, il devient champion de France Superbike catégorie 500 cm3. Il est associé à Guy Bertin et Dominique Sarron sur une Honda officielle au 24 heures du Mans 1984, quand un terrible accident au virage du Musée (il sort tout droit et percute le muret de protection le samedi en fin de journée) met fin à sa carrière. Il forme aujourd'hui des pilotes dans la  FT Racing Academy dont il est l'un des fondateurs.

Noémie Marmorat

Graphiste Designer

 

Noémie Marmorat fait partie du Jury de la 3ème édition du Festival du Film Moto de la Côte d'Azur. Elle a 25 ans. Elle est Designer produit et dessinatrice dans l'univers de la moto et de l'automobile. Passionnée de dessin depuis son plus jeune âge, elle a suivi des études d’arts appliqués pour devenir designer produit. C'est en devenant designer qu'elle s'est intéressée de plus près au monde de l'automobile et de la moto. Piquée par le milieu du sport mécanique, cela fait maintenant un an qu'elle développe son activité de dessinatrice dans le monde entier. Elle a réalisé la magnifique affiche de la 3ème édition de notre Festival.

https://gasolinemaab.bigcartel.com/

Festival du Film Moto de la Côte d'Azur, French Riviera Motorcycle Film Festival

Hervé Duffard

Pilote professionnel & formateur en école de pilotage

Hervé Duffard rejoint notre fine équipe pour 2020 en devenant membre du jury du Festival du Film Moto de la Côte d'Azur. Il a débuté en compétition en 1977 par le challenge Honda 125. Il a alors 16 ans. C’est le début d’une carrière de pilote très atypique, puisqu’il passera en 750 pour descendre de cylindrée au fur et à mesure des années et finir en 125. A peine deux ans après le Challenge Honda, le voilà sur une Yamaha TZ OW31 pour faire le Championnat de France 750 avec un podium à Albi et de belles places ! En 1981 il participe au championnat de France Open 500 dans lequel il finit premier pilote national. En 1983, il passe en 250 et finit par gagner le championnat de France en 1986 au guidon d’une Honda RS 250. En 1987, il fait le grand saut des championnats du monde en 250 et obtient le titre du meilleur « rooky » de l’année. Après la saison 88, il décide de passer en 125, espérant avoir du matériel plus compétitif. Son meilleur résultat en 1989 est 15ème au Grand Prix de France. Il termine sa carrière de pilote en 1990. Il a ensuite été instructeur plusieurs années dans la « De Radiguès Rider School ».